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La race Prim'Holstein
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Présentation |
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10-04-2008 |
La Prim’Holstein est une race de grande taille, facilement reconnaissable à la couleur de sa robe pie noire, parfois pie rouge. Le poids moyen des veaux est supérieur à 40 kg tandis que celui des femelles adultes se situe aux environs de 600 à 700 kg pour une hauteur au sacrum de 145 cm.
Race très précoce, elle bénéficie d’une vitesse de croissance rapide, les génisses vêlent facilement à deux ans. Race laitière spécialisée, elle affiche les meilleures productions en lait mais également en matière protéique, car l’amélioration du taux protéique a été intégrée comme objectif de sélection dans la filière.
Elle est également dotée d’une excellente morphologie fonctionnelle, c’est-à-dire une mamelle adaptée à la traite mécanique, une capacité corporelle permettant une valorisation optimale des fourrages, un bassin légèrement incliné facilitant les vêlages, des membres assurant une bonne locomotion.
C’est une race d’une impressionnante adaptabilité : elle s’acclimate à tous types de milieux, même extrêmes, et à tous types d’alimentation. Présente sur l’ensemble du territoire national, la race représente en 2006, plus de 30% du cheptel national et plus de 60% des vaches laitières. Elle occupe une place très importante dans les bassins laitiers du Grand Ouest, du Nord et Nord Est et du Sud Ouest.
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Chiffres clés
Nombre de vaches : 2.5 millions
dont 1.8 millions contrôlés dans la Base de Sélection
dont 0,4 million contrôlés en morphologie
Production laitière :
8 993 kg (Contrôle Laitier 2008, lact. brutes en 353j)
Taux butyreux : 39,8 ‰ Taux Protéique : 32,0 ‰ (Taux Azoté 33,6 ‰)
Poids des vaches adultes : 600-700 kg
Poids des taureaux adultes : 900-1200 kg
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Dernière mise à jour : ( 13-11-2009 )
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Systèmes d'exploitation |
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10-04-2008 |
Les éleveurs qui possèdent des Prim’Holstein sont généralement spécialisés en production laitière. La taille moyenne d’un troupeau est de 42 vaches et ne cesse d’augmenter du fait de la spécialisation de la production.
Contrairement à ce qui est peut être observé dans les autres races laitières, la Prim’Holstein est en règle général la seule race présente dans le troupeau. En effet, 80,3% des éleveurs possédant des Prim’Holstein au contrôle laitier élèvent exclusivement des animaux de cette race (données 2008)
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L’insémination artificielle occupe une place prépondérante en race Prim’Holstein. Les génisses vêlent en moyenne à deux ans et demi. A la naissance, les veaux sont systématiquement séparés de leur mère, les femelles étant conservées pour le renouvellement et les mâles généralement vendus pour être engraissés.
Grâce à son excellente capacité d’adaptation, la Prim’Holstein est présente dans tous les systèmes de production : en agriculture de plaine ou de petite montagne, conventionnelle ou biologique, en bâtiment toute l’année ou en pâture et avec tous les systèmes d’alimentation possibles. L’hiver, les animaux reçoivent des fourrages conservés de type ensilage (maïs ou herbe) et/ou foin. Au printemps, le pâturage fait son apparition, avec une importance et une durée variables selon les régions.
Avec près de 80% de la collecte nationale, la race Prim’Holstein est la première productrice de produits industriels conventionnels mais aussi biologiques et sous appellation d’origine. Notamment, le lait de la Prim'Holstein concourt à l'élaboration de nombreux produits laitiers sous signes de qualité.
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Dernière mise à jour : ( 13-11-2009 )
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Historique |
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18-09-2008 |
L’ensemble des Pie Noire du monde semble provenir d’une même région du littoral de la mer du Nord, comprise entre les régions de la Frise (Pays-Bas) et du Jütland (Danemark) en passant par le Holstein (Allemagne).
Cette race de type mixte est essentiellement située dans cette région jusqu’à la fin 18ème siècle. Elle est caractérisée par une grande taille, un squelette plutôt fin, des cornes courtes et une robe le plus souvent pie, une très bonne aptitude laitière, ainsi qu’une bonne aptitude à l’engraissement.
Le développement du cheptel hollandais est resté relativement modeste jusqu’au 18ème siècle principalement à cause des inondations, des guerres et des épizooties. La race ne se développera vraiment au Pays-Bas qu’à partir du 19ème siècle.
Cette race va être exportée avec les grandes expéditions des navigateurs hollandais au 19ème siècle. Ils emportent alors avec eux plusieurs milliers d’animaux de la race baptisée Holstein Friesian au Canada et simplement Holstein aux Etats Unis. Le rameau américain de la race apparaît alors. Depuis cette date, la sélection outre-atlantique s’est faite pratiquement sans apport de sang nouveau.
Photo : Vache Hollandaise, fin du 19e siècle
La race va rapidement conquérir l’Amérique centrale et du Sud, mais aussi l’Europe. En effet, au même moment, cette race faisait son apparition sur le sol français. D’abord au Nord, elle va progressivement s’étendre, sous le nom de Hollandaise. Elle était alors surtout remarquée pour ses qualités laitières. Dans le même temps, les importations de reproducteurs des Pays-Bas continuent et les effectifs progressent jusqu’en 1914.
Après la première guerre mondiale, le cheptel se reconstitue, tandis que le développement de la consommation urbaine entraîne l’émergence de véritables « Bassin Laitiers » autour des grandes villes où l’homogénéité des qualités laitières de la Frisonne l’emportait sur les autres races.
L’importance de ce cheptel et le désir d’améliorer la race conduisent des éleveurs du Nord de la France à créer en 1922, à Lille, le Livre Généalogique de la race Hollandaise. Son rôle est alors d’enregistrer dans le livre les animaux répondant à un « standard de race » garantissant leurs origines.
A l’issue des deux guerres mondiales, l’effectif français de la race a fortement diminué. Aussi, des importations des Pays Bas auront lieu pour reconstituer les cheptels dévastés par la guerre. La race atteint 840 000 têtes en 1943 ce qui ne représente encore que 5,2% du cheptel bovin français.
Jusqu’alors, les animaux des deux principaux berceaux (américains et européens) présentent les mêmes caractéristiques de production et de morphologie. C’est à la fin de la seconde guerre mondiale que les éleveurs américains vont intensifier la sélection sur la production laitière et les qualités de mamelles tandis qu’en Europe, on travaille à l’amélioration du taux butyreux et de la conformation. La race d’alors était considérée comme fragile et insuffisamment rustique.
C’est pourquoi, en France, les objectifs de sélection de l’époque sont de faire de cette race un type mixte, ce qui se traduit par une réduction du format et du développement. Et la race est rebaptisée Française Frisonne Pie Noire (FFPN) en 1952.
Après la seconde guerre mondiale, la progression de la race se poursuit, du fait d’une plus grande consommation des produits laitiers, et d’une spécialisation de la production. Au cours des années 60-70, un contexte économique devenu très favorable à la production laitière va inciter les éleveurs européens à importer massivement des taureaux Holstein des Etats-Unis et du Canada pour améliorer la productivité laitière de leurs animaux et ainsi intensifier leur production.
Photo : Vache Frisonne dans les années 1950
A partir de 1966, date de la première importation d’origine canadienne, l’utilisation de géniteurs de souche Holstein sera croissante. C’est alors que la Française Frisonne mixte se spécialise en production laitière en améliorant son gabarit et la qualité de sa mamelle. La race contient alors des animaux d’origine européenne et américaine.
En 1974, tous les animaux de type hollandais sont englobés sous le terme de Françaises Frisonnes (FF), y compris les animaux à robe rouge (2% de la population raciale). L’importance de la Frisonne dans le cheptel national n’a fait que croître.
En 1990, la Française Frisonne devient la Prim’Holstein. |
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Dernière mise à jour : ( 20-11-2008 )
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Objectifs - schémas de sélection |
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10-04-2008 |
Les objectifs de sélection de la race combinent haute production de matière protéique et morphologie fonctionnelle. Les données de production collectées sur les 1,8 million de vaches de la base de Sélection et les données de morphologie collectées par des techniciens de PRIM'HOLSTEIN FRANCE sur les 400 000 vaches du Service Elaboré sont à l’origine d’index de production et de morphologie calculés selon la méthode Blup-modèle animal.
Compte tenu de la stratégie génétique raciale, l’Index de Synthèse (ISU) regroupe les index de production (INEL, 50%), de morphologie (12,5%) et fonctionnels (Cellules : 12,5%, longévité : 12,5%, fertilité : 12,5%).
Les composantes de l'ISU
Index de synthèse UPRA
Chaque année, plus de 2 500 000 vaches sont inséminées en race pure et plus de 600 taureaux sont testés par les Unités de Sélection françaises. La France participe à l’évaluation internationale faite par Interbull. |
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Dernière mise à jour : ( 20-11-2008 )
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A l'international |
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18-09-2008 |
La Prim’Holstein est la première race laitière au monde. La taille du cheptel de vaches contrôlées situe le cheptel français au deuxième rang mondial après les Etats-Unis.
| Pays |
Nombre de vaches
Holstein |
Nombre de vaches
au Contrôle Laitier |
| USA |
8 662 950 |
4 027 514 |
| Pologne |
2 496 282 |
526 782 |
| France |
2 500 000 |
1 847 614 |
| Allemagne |
2 269 000 |
2 030 077 |
| Grande Bretagne |
1 775 000 |
952 000 |
Source : WHFF, 2008
La France est un acteur majeur et exporte chaque année entre 20 et 30 000 génisses et plus de 1,1 millions de doses d’insémination artificielle. Notons que les semences françaises ont été parmi les premières européennes à pénétrer sur les sols américain et japonais.
La génétique française est régulièrement primée sur les événements européens et internationaux. Par exemple, lors des Confrontations Européennes, la France a obtenu de brillants résultats :
- en 2000, elle obtient le titre de Vice-Championne d’Europe, trois premiers prix de section sur un total de 8 sections avec Nouba, Nuée et Miracle, la Championne Jeune avec Nuée, pedigree 100 % français, et la Vice-Championne Jeune avec Nouba. ·
- En 2006, elle remporte le titre de Championne Senior avec Ninon (Dombinator), deux titres de Championne Réserve, trois premiers prix de section et le titre de Championne d’Europe dans le concours des lots nationaux
Le lot français, champion d'Europe en 2006
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Dernière mise à jour : ( 13-11-2009 )
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