La liste des index génomiques publiée par l’Institut de l’Elevage comporte cette fois-ci 400 noms, soit 6 de plus qu’en octobre 2010. Cette sortie se caractérise par un changement dans l’évaluation génomique des caractères fonctionnels, avec des QTL détectés à partir de performances combinées et non plus de performances directes. L’indexation se fait cependant toujours à partir de ces dernières.
Ceci ne chamboule pas le classement selon l’Isu mais peut provoquer des évolutions parfois importantes de ces index à une échelle individuelle. Par ailleurs, l’index mammites cliniques est maintenant disponible pour la plupart des taureaux.
Les nouveaux ne sont pas légion
Parmi les quelques nouveaux qui font leur apparition dans la liste, citons plus particulièrement :
- Facecy Eba à 182 d’Isu, un fils de Planet sur Toystory, très laitier, complet en morphologie et positif en fonctionnels
- Erostol à 180 d’Isu, le meilleur des fils de Stol Joc (GPM O-man)
- Effusion à 173 d’Isu, fils de Pagewire
intéressant en production et morphologie ; au moins un qui n’a pas
hérité du défaut en vitesse de traite de son grand-père FBI, mais
attention, il est déconseillé sur génisses
- Ergue à 172 d’Isu, premier fils de Xacobeo (GPM Roumare), hélas négatif en index cellules
- Esdras à 167 d’Isu, premier fils de Alexander (GPM Shottle), excellent en membres et bon en fonctionnels
- Eskaman à 165 d’Isu, premier fils de Million (GPM Goldwyn), peu laitier mais spécialiste du poste mamelle et des fonctionnels
- Eliloz DKR à 156 d’Isu, fils de Pronto (GPM
Goldwyn), avec un potentiel production limité, mais excellent en
morphologie et fonctionnels
- Esquibien à 159 d’Isu et Extra More à 156 d’Isu, les premiers fils de Sanchez, complets en morphologie
NB : nous pouvons faire erreur quand nous citons tel taureau en tant que
premier fils de tel père à taureaux mais rappelons encore une fois que
de nombreux taureaux sont absents de cette liste publiée par l’Institut.
Voici d’ailleurs la répartition des animaux listés par entreprise de
sélection :

Des variations souvent imputables aux fonctionnels
Le nouveau calcul des évaluations génomiques pour les caractères
fonctionnels n’est pas anodin. L’échelle de variation de l’index
cellules s’étale par exemple de -1,4 pour Dambreuil à +1,4 pour Bierca
Red, et celle de l’index fertilité va de -1,4 pour Reflection à +1,1
pour Coka Isy. Peu de taureaux échappent à ce réajustement de leurs
fonctionnels et l’impact se fait forcément sentir sur leur index global.
C’est le cas par exemple des 2 fils de Frosty Dugon Isy (Isu 158, -10)
et Dounty (Isu 153, -8) dont l’index production reste inchangé mais qui
perdent de 0,7 à 0,9 point à la fois en cellules et fertilité. Ou, à
l’inverse, de Asterix Wo (Isu 149, +5) et de Contrast (Isu 141, +10) qui
doivent leur progression en Isu essentiellement à des gains importants
en cellules et longévité.
Mais les variations globales peuvent aussi trouver leur cause seulement
dans une évolution de l’index production, comme pour Cenmil Isy (Isu
186, +6).
Autre cas de figure, pour Cypripede (Isu 189, +9) et Cetammers (Isu 184,
+13), production et fonctionnels prennent une part égale dans la
progression.
Les évolutions peuvent cependant avoir une cause différente, avec
l’entrée en lactation d’un certain nombre de filles. C’est sans doute ce
qui explique la dégringolade de Baika Roz (Isu 133,-16) qui est
maintenant négatif en index lait après que la prise en compte des
résultats de 40 filles vêlées lui ait fait perdre environ 650 kg de
lait. Ou encore la baisse de Bayon (Isu 150, -8) qui n’a que 17 filles
vêlées mais voit son index TP baisser de 1 point (débuts de lactation ?)
et ses index fonctionnels en légère baisse également.
Quid des ex-génomiques ?
Ils ne sont que 7 à avoir changé de statut et à avoir maintenant un
index polygénique basé uniquement sur les résultats de leurs filles en
production, l’index génomique n’intervenant plus dans le calcul. D’autre
part, pour 5 d’entre eux, ils avaient déjà un nombre conséquent de
filles en production, ce qui permet de lisser le changement et de
trouver une stabilité générale des index. Même si on trouve des index
fertilité à évolution presque étonnante chez Arvu (de -0,9 à +0,9) ou
chez Avous (de +0,6 à -0,3).
Les 2 taureaux passant d’une évaluation purement génomique (aucune
fille) à une évaluation polygénique sont Anthemios (Isu 154, -9) et
Brahms Red (Isu 132, +15). Notons que leurs évolutions aux trajectoires
opposées sont plus conséquentes. Autre point commun : leurs index
morphologiques se révèlent plus bas avec des filles pointées qu’avec une
évaluation génomique (de +1,0 à +0,4 pour Anthemios et de +1,8 à +1,3
pour Brahms Red). Pour information aux possesseurs de petites génisses
de Brahms Red, sachez que ses index maintenant très bas en taille (-0,8)
et surtout en tempérament (-1,9) demanderont à être vigilant lors des
futurs accouplements.
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