Hypnose (Schneider) vendue en Irlande
naisseur : M. Yves Nicolas (22)

Jonction (Downson)au Gaec les Chênes (65)
naisseur : Gaec Pouilly (80)

 

Une race laitière d'une très grande adaptabilité

La Prim'Holstein est une race de grande taille, facilement reconnaissable à la couleur de sa robe pie noire, parfois pie rouge. Le poids moyen des veaux est supérieur à 40 kg tandis que celui des femelles adultes se situe aux environs de 600 à 700 kg pour une hauteur au sacrum de 145 cm. Race très précoce, elle bénéficie d'une vitesse de croissance rapide, les génisses vêlent facilement à deux ans.

Race laitière spécialisée, elle affiche les meilleures productions en lait mais également en matière protéique, car l'amélioration du taux protéique a été intégrée comme objectif de sélection dans la filière. 
Elle est également dotée d'une excellente morphologie fonctionnelle, c'est-à-dire une mamelle adaptée à la traite mécanique, une capacité corporelle permettant une valorisation optimale des fourrages, un bassin légèrement incliné facilitant les vêlages, des membres assurant une bonne locomotion.

C'est une race d'une impressionnante adaptabilité : elle s'acclimate à tous types de milieux, même extrêmes, et à tous types d'alimentation.

La première race nationale

La Holstein est la première race laitière au monde, et la première race bovine française. 
La Prim'Holstein est aujourd'hui présente sur tout le territoire national mais occupe une place particulièrement importante dans les bassins laitiers du Grand Ouest, du Nord et Nord Est, du Sud Ouest. Elle représente 73 % des effectifs contrôlés et assure environ 80 % de la collecte laitière nationale.


Une race venue du Nord

Il y a 2 ou 3 000 ans, des peuples germaniques traditionnellement chasseurs et pêcheurs s'implantent avec leur cheptel dans les riches plaines du Rhin. L'origine commune à toutes les pie-noires semble être une population de type laitier du littoral de la mer du Nord (de la Frise au Jutland, en passant par le Holstein) ayant reçu une légère infusion de sang Shorthorn.

Dès le début du 18ème siècle, la race est améliorée par un groupe d'éleveurs bataves et frisons, avec d'abord comme objectif la production laitière puis, après 1945, l'amélioration du taux butyreux et de la conformation. Des taureaux améliorateurs sur ces trois points vont par leur descendance (seuls les mâles noirs sont sélectionnés mais les bonnes vaches à robe rouge sont conservées) assurer un progrès génétique considérable et le succès de la race qui se répand alors progressivement dans tous les Pays Bas et le Nord Ouest de la France où elle prend le nom de Hollandaise.

Au 18ème également, les navigateurs et colons hollandais s'implantent en Amérique (périphérie des Grands Lacs). Des importations s'organisent à partir de 1852 et se développent entre 1860 et 1885 en même temps que la conquête des terres agricoles du centre et du développement démographique du nouveau monde. En 1886, 10 000 animaux ont traversé l'Atlantique dont 750 taureaux. La race est baptisée Holstein Friesian au Canada et aux USA. Elle supplante rapidement les races présentes d'origine espagnole et britannique. Les caractéristiques de production et morphologie sont alors les mêmes entre les deux continents.


1880 : la Hollandaise est de grand format

A partir de ces deux berceaux, la race va conquérir tous les pays d'Europe et d'Amérique Centrale et du Sud.

En Amérique du Nord, compte tenu du contexte différent, la sélection à partir de 1945 sur les animaux importés de Frise et du Holstein au 19ème siècle est axée essentiellement sur le lait avec une spécialisation extrême (en particulier par la firme Carnatio de l'état de Washington). Une attention particulière est donnée à la qualité des mamelles (constitution et rusticité). Cette différence d'orientation explique les caractéristiques de la Holstein Friesian : production laitière de haut niveau, grand format et musculature plus plate que les animaux européens.

 

En France, la race a été importée au début du 20ème siècle dans le Nord puis elle s'est progressivement étendue à la région parisienne et à la Lorraine, et enfin aux bassins laitiers des grandes villes, dans certaines vallées du Sud Ouest avant de s'étendre à la Bretagne et au Centre. 
Le Herd Book de la race Hollandaise Pie Noire voit le jour en 1922 : la Hollandaise est alors une vache proche de la Holstein mais dotée d'une mamelle volumineuse.
L'après-guerre est marqué par une redéfinition du standard de la race en copie conforme du standard Frison de type mixte. En 1952, la Hollandaise devient la Française Frisonne Pie Noir.

Compte tenu des orientations prises en Europe par les Hollandais et leurs partenaires, les animaux sont de type mixte ce qui explique qu'à partir des années 60 et surtout 70 des reproducteurs Holstein ont été importés par la plupart des pays européens pour améliorer le niveau de production laitière des Frisonnes. Ces importations eurent des conséquences considérables pour les élevages européens et mondiaux : la race Frisonne mixte se spécialise vers la production laitière, tout en augmentant son gabarit et la qualité de sa mamelle.

 

 

extrait du Herd-Book 1937

 

Avec la constitution de l'Upra Française Frisonne en 1974, les animaux de type Hollandais pie noir et de type nord américain Holstein Friesian et leurs croisements ont été englobés sous le terme de Française Frisonnes, y compris les animaux homozygotes récessifs pie-rouge (Red Holstein) dont le " sang " a pu être utilisé pour améliorer le niveau de production laitière de certaines races pie rouges.

En 1990, la Française Frisonne change de nom pour devenir Prim'Holstein et l'Upra Française Frisonne devient Prim'Holstein France.

 

Setske 68 des Peupliers, championne à Reims en 1956, a produit 3 503 kg de lait en 1ère lactation

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